Nous savons plusieurs d’entre vous directement concernés par les incendies qui touchent actuellement plusieurs départements français, que ce soit à travers des dommages directs ou des conséquences opérationnelles de ces événements (évacuations, fermetures administratives, difficultés d’accès aux patients ou à vos sites de stockage). Nos pensées vont, naturellement, à celles et ceux qui traversent cette épreuve.
Nous tenons à souligner la forte mobilisation des PSAD concernés, qui assurent malgré la situation, la continuité des prises en charge de leurs patients, à domicile ou évacués, en adaptant en permanence leurs organisations, leurs approvisionnements et leurs modalités d’intervention, en lien avec les services de secours et les autres professionnels et acteurs de santé. Cette situation met toutefois une nouvelle fois en évidence des difficultés liées à l’absence d’identification claire des PSAD dans les dispositifs de gestion de crise et dans les relations avec les ARS, en dehors du champ de l’oxygénothérapie.
↪︎ C’est pourquoi nous avons saisi le cabinet de la ministre de la Santé ainsi que la Direction générale de la santé (DGS), afin
- d’appuyer notre demande d’identification en tant qu’acteurs de santé au sein des préfectures concernées ;
- de demander l’identification d’un interlocuteur dédié aux PSAD au sein des ARS et des services de secours, permettant de garantir, y compris en situation dégradée, la continuité des prises en charge des patients, afin, notamment d’obtenir lorsque cela est pertinent, une dérogation d’accès….
Face à l’ampleur de cette crise, Les Entrepreneurs (anciennement CPME) ont annoncé la création d’une cellule nationale de crise chargée de centraliser les remontées du terrain, d’accompagner les entreprises touchées et d’assurer un dialogue permanent avec les pouvoirs publics pour faciliter la mise en œuvre des mesures de soutien. Un espace dédié sur leur site regroupera progressivement les dispositifs de soutien, les informations pratiques et les comptes rendus des échanges avec les autorités. A toutes fins utiles vous pouvez d’ores et déjà prendre connaissance de la synthèse des échanges survenus hier entre Les Entrepreneurs et Bercy.
↪︎ Aussi, nous vous invitons à nous signaler sans tarder toute difficulté rencontrée en lien avec les incendies (impact sur votre activité, vos patients, vos salariés, vos approvisionnements, etc.) afin que ces situations soient répertoriées et portées auprès des autorités compétentes.
RÉUNION DE LA COMMISSION PERFUSION
Échanges sur la stratégie de négociation / Perfadom : Jeudi 30 juillet à 9h00
Voici un an à présent, la HAS rendait public son avis sur la nomenclature Perfadom.
La Commission Perfusion de l’Upsadi s’est réunie à plusieurs reprises afin d’engager des travaux dans la perspective d’une prochaine ouverture de négociations sur la nomenclature et les tarifs par la DSS afin de déterminer une stratégie de négociation visant à protéger le plus possible la prestation, idéalement en intersyndicale.
Il est difficile de savoir où la DSS en est exactement de ses travaux mais elle devrait nous soumettre une première « copie » à l’automne. Nous lui avons d’ores et déjà fait savoir notre volonté d’être proactifs dans l’évolution de cette nomenclature en lui transmettant des éléments concrets.
Dans cette perspective, nous vous proposons un échange jeudi 30 juillet à 9h00 afin de faire un point d’étape et partager nos réflexions avec vous :
Nous avons le plaisir de vous informer que l’Assemblée Générale de l’UPSADI se tiendra le :
📅 Mardi 30 juin 2026
🕙 De 10h00 à 13h00
Cette année, l’Assemblée Générale se déroulera exclusivement en visioconférence, afin de permettre au plus grand nombre de participer à cet événement.
Nous vous invitons dès à présent à réserver cette date dans votre agenda.
Vous recevrez prochainement votre convocation officielle, ainsi que le lien de connexion permettant de participer à l’Assemblée Générale.
Nous comptons sur votre présence et vous remercions par avance de votre participation.
Vigilance sur les dispositifs connectés utilisés au domicile des patients
Comme vous le savez, l’opérateur Orange a récemment communiqué sur la poursuite de la modernisation de ses réseaux en France, avec le déploiement massif du Très Haut Débit fixe (fibre optique) et mobile (4G/5G). Cette évolution s’accompagne progressivement de l’arrêt des technologies les plus anciennes, notamment les réseaux ADSL, 2G et 3G.
⚠️ Selon le calendrier communiqué par Orange, l’arrêt du réseau 2G débutera à partir de septembre 2026.
Si Orange note que les dispositifs de téléassistance pour les services à la personne (boutons d’alerte, détecteur de chute,…) peuvent utiliser des réseaux 2G, ceci est naturellement également vrai pour certains ventilateurs de domicile, et notamment des appareils de PPC équipés de modules de transmission reposant sur le réseau 2G.
Afin de compléter cette information, il est important de rappeler que l’extinction du réseau 2G ne concerne pas uniquement Orange.
👉 Vous pouvez consulter à ce sujet la communication de l’ARCEP :
Conformément aux vives recommandations formulées par Orange, et dans l’hypothèse où vous ne l’auriez pas encore fait, il est impératif que vous vous assuriez qu’aucun patient ne soit plus équipé de machines fonctionnant sur la 2G, afin d’anticiper leur remplacement ou leur migration vers des équipements compatibles avec les réseaux actuels (4G/5G), afin d’éviter toute rupture de transmissions d’informations de ceux-ci.
Nous vous remercions de votre vigilance sur ce sujet et vous invitons à engager les démarches nécessaires afin de vous mettre en conformité.
Début mai, nous alertions le cabinet de la Ministre Stéphanie Rist sur la situation du secteur, aggravée par le contexte géopolitique à l’occasion d’un rendez vous avec son conseiller (voir notre Info du 7 mai).
Nous avions à cette occasion évoqué la nécessité d’un moratoire sur le plan de baisses tarifaires 2026 jusqu’à l’été, la pertinence à faire bénéficier le secteur d’aides ciblées pour le carburant et la nécessité de mettre en place un pilotage transversal et raisonné du secteur.
Le Conseiller nous avait, à cette occasion, annoncé la réactivation du Comité d’interface PSAD rassemblant, sous l’égide du cabinet de la ministre, l’ensemble des administrations centrales. L’objectif : avoir une vision partagée sur le secteur, les grandes priorités le concernant, et une réflexion d’ensemble sur sa place dans le système de santé et son mode de régulation.
Nous travaillons actuellement à la feuille de route que nous souhaitons partager à l’occasion de cette réunion qui se tiendra à la fin du mois.
Cependant, sans attendre cette échéance, nous avons souhaité, à la lueur des évolutions récentes (augmentation du SMIC et de l’inflation, absence des PSAD parmi les secteurs aidés sur le carburant) qui accentuent la pression sur vos entreprises, adresser un courrier de demande formelle d’arbitrage politique à la ministreen faveur de notre demande de moratoire sur toutes les baisses tarifaires envisagées (autosondage, électrostimulation, oxygénothérapie) et ce, jusqu’à la fin de l’année. Ce courrier reprend notamment le détail des propositions constructives que nous avons formulées au CEPS et leur statut actuel.
Quels enjeux pour les PSAD ?
Nous vous avons proposé, voici quelques semaines, de participer à une enquête de conjoncture UPSADI / CPME, visant à mieux appréhender les réalités économiques et les enjeux auxquels les TPE-PME sont actuellement confrontées, en particulier dans notre secteur.
Les enseignements de cette enquête rendue publique par la CPME revêt un intérêt tout à fait significatif et montre combien les TPE PME tous secteurs sont sous tension.
Si la morosité ambiante est globalement aussi marquée chez les PSAD que pour l’ensemble des segments d’activité , la situation dans notre secteur apparait, sans surprise plus tendue que la moyenne sur certains aspects, conduisant déjà à quelques adaptations de la part des entreprises pour traverser cette crise :
UNE TENSION PLUS FORTE SUR LES TRESORERIES
- Les PSAD sont plus nombreux que la moyenne des entreprises à juger que leur trésorerie se dégrade significativement (60% vs 54% pour toutes les entreprises)
- Ils manifestent une inquiétude plus marquée s’agissant de l’évolution de celle-ci pour le 2e semestre (54% vs 49% pour toutes les entreprises), au regard des baisses tarifaires récurrentes :
- 23% des répondants PSAD considèrent qu’ils n’ont plus de marge de sécurité
- tandis que 40% estiment leur situation tendue (23%) voire critique (pour 18%)
UN IMPACT DE LA CRISE AU MOYEN-ORIENT PLUS DUREMENT RESSENTI QUE LA MOYENNE
- 92% des PSAD jugent que la situation géopolitique a un impact sur leurs activités (contre 79% tous secteurs)
- 57% jugent qu’elle a un impact sur les coûts d’approvisionnement en matières premières hors énergie (vs 49% tous secteurs) : la tension sur les prix de certains DM commence donc déjà à se faire sentir
- Sans surprise, au regard de la nature même de l’activité de PSAD, 96% souffrent de l’augmentation des coûts du carburant (vs 79% tous secteurs)
- Les PSAD apparaissent très marqués par l’impact de la crise sur les délais de livraison ou la chaîne d’approvisionnement (72% vs. 28%)
- Naturellement, 54% notent que l’augmentation de ces prix ne sera pas répercutée au regard de l’encadrement des tarifs (vs 44%)
UN IMPACT SUR LES STRATEGIES D’ENTREPRISES D’ORES ET DEJA PLUS MARQUE QUE LA MOYENNE
Afin de parvenir à traverser cette période,
- 83% des PSAD répondants disent avoir décidé d’annuler des investissements (vs. 30% « seulement » pour les autres secteurs)
- 23% ont engagé ou envisagent des négociations avec leurs partenaires bancaires afin d’adapter leurs conditions de financement (vs. 8%)
- 53% des PSAD ont entamé une prospection vers de nouveaux marchés ou segments d’activité (contre 27% tous secteurs)
- 40% des PSAD ont initié une diversification de leur panel de fournisseurs(vs. 10% tous secteurs)
Au regard de la nature de l’activité de prestation, les PSAD semblent, globalement et sans surprise, plus inquiets que la moyenne des TPE PME vis à vis de l’impact de la hausse du coût du pétrole sur leur rentabilité, 69% évoquant une préoccupation sérieuse (vs 41%).
↪︎ Ces résultats illustrent combien la spécificité du secteur, cumulée à des années de baisses tarifaires, justifie pleinement les actions que nous menons actuellement afin d’obtenir un moratoire sur les baisses tarifaires et de pouvoir bénéficier de dispositifs d’aides adaptées sur le carburant, sans quoi l’affaiblissement de l’ensemble de notre secteur va se poursuivre, menaçant de plus en plus notre maillage territorial et la continuité des prises en charges.
Extension de l’avenant sur les salaires : Application au 1er juin 2026
Nous vous informions le 8 avril 2026 de la signature d’un accord sur les salaires minima de la branche sur la base des revalorisations suivantes :
- +2 % pour les employés
- +1,2 % pour les techniciens, agents de maîtrise (TAM) et cadres
L’arrêté d’extension rendant obligatoire l’application de ces minima est paru ce jour.
↪︎ Cette nouvelle grille salariale devra donc être appliquée dans vos entreprises à compter du 1er juin 2026.
À noter cependant que la revalorisation du SMIC de +2,3% — supérieure à la nôtre — prévue à la même date, déclasse malheureusement immédiatement les deux premiers niveaux de notre nouvelle grille.
Ainsi, pour E1 et E2, c’est le SMIC qui devra être appliqué ; pour tous les autres niveaux, notre nouvelle grille s’appliquera.
Face à cette situation, les organisations représentatives des salariés nous ont d’ores et déjà sollicités pour réouvrir les négociations salaires.
L’UPSADI a participé, pour la 3ème année consécutive, aux côtés de la FédéPSAD, au salon SantExpo 2026, qui s’est tenu du 19 au 21 mai à Paris.
Cet événement majeur a une nouvelle fois permis de mettre en lumière les activités des prestataires de santé à domicile (PSAD) et de rappeler leur rôle essentiel dans les parcours de soins, au plus près des patients et des territoires.
Notre 3ème participation marque une étape importante : le stand des PSAD a eu l’honneur de faire partie des visites officielles ministérielles organisées durant le salon, avec plusieurs membres du Gouvernement venus échanger sur les enjeux actuels du secteur.
Nous avons notamment eu l’opportunité de dialoguer avec Stéphanie RIST, Ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, et Camille Galliard-Minier, Ministre déléguée chargée des Personnes handicapées, afin d’évoquer la nécessité de mieux reconnaître le rôle des PSAD dans le système de santé, d’ouvrir la voie à de nouvelles missions en complémentarité des autres acteurs du soin, et de clarifier certains aspects de la nomenclature VPH afin d’en garantir l’applicabilité.
Ces échanges institutionnels témoignent d’une évolution significative : les PSAD commencent enfin à être pleinement identifiés et reconnus par les pouvoirs publics comme des acteurs incontournables du système de santé et de la santé de proximité.
Cette année a également été marquée par une nouvelle édition de « La Télé des PSAD », qui nous a, une nouvelle fois, permis d’accueillir et d’interviewer des invités de premier plan, offrant un espace d’échanges privilégié entre experts, décideurs et professionnels de santé, en présence de nos administrateurs.
👉 Revivez les temps forts de ces échanges autour de la santé de proximité sur la chaîne YouTube « La Télé des PSAD ».
Notre participation à ce salon, au cœur des institutions et des décideurs de santé, contribue à renforcer la visibilité et la légitimité de notre profession au sein du système de santé. Forts de ces échanges, nous entendons capitaliser sur ces contacts pour faire avancer concrètement les dossiers prioritaires de notre secteur et consolider la place des PSAD dans les parcours de soins et le maintien à domicile des personnes.
L’UPSADI tient à remercier chaleureusement l’ensemble des invités de « La Télé des PSAD » pour leur présence et la qualité des échanges, ainsi que tous les administrateurs pour leur engagement et leur mobilisation tout au long de cet événement.
Nos invités de marque 2026
Amir REZA-TOFIGHI, président de la CPME – Vincent PRADEAU, Président d’Avenir Spé – Antoine PIAU, Vice-président de l’Agence du numérique en santé – Laurent BURGOA, Sénateur du Gard – Grégory BLANC, Sénateur de Maine-et-Loire – Patrice SCANU, Association “Respiracteurs” – Arnaud ROBINET, Président de la FHF – Sébastien GUÉRARD, Président de l’UNPS et de la FFMKR – Émilie DELPIT, directrice associée de Proxicare – Cyrille ISAAC-SIBILLE, Député du Rhône, Mission Prévention – Franck DEVULDER, Président de la CSMF – Lionel COLLET, Président de la HAS – Alexis SAILLY et Louis LABRADOR, Cabinet NEXTEP – Bernard CELLI, Vice-Président du CEPS – Yannick NEUDER, ancien Ministre de la Santé et de l’Accès aux soins





Plusieurs rencontres se sont tenues ces derniers jours au Ministère de la Santé. Ces rencontres s’inscrivent dans un contexte de forte tension autour de la négociation du plan de baisses tarifaires 2026, dont les propositions responsables de la profession ont été rejetées par le CEPS (voir notre Info du 20 mars).
S’y ajoutent le sentiment d’une non-écoute des alertes du secteur par les tutelles, illustrées par les difficultés majeures rencontrées notamment sur les segment du diabète et des VPH mais aussi l’impact de la crise énergétique. Un positionnement politique s’imposait.
- Rendez-vous au cabinet de la ministre — UPSADI seule, puis en intersyndicale
L’UPSADI a d’abord porté seule l’exaspération du secteur, avant qu’une délégation intersyndicale complète soit quelques jours plus tard reçue à son tour par un conseiller de la Ministre Stéphanie Rist ainsi que Bernard Celli, vice-président du CEPS. La tonalité de ces échanges a été globalement positive, semblant traduire une écoute de nos alertes au niveau politique.
↪︎ Engagement obtenu : la réactivation dès juin d’un comité d’interface dédié aux enjeux structurels des PSAD, présidé par le cabinet de la ministre et réunissant l’ensemble des parties prenantes institutionnelles (DSS, DGS, DGOS, HAS, CEPS, CNAM, DGE, ministères du Budget et de l’Industrie).
Celui-ci aura pour objectifs :
- d’engager une réflexion approfondie sur les modalités de régulation et de tarification adaptées aux réalités des PSAD, en lien avec la reconnaissance et l’évaluation des prestations mises en œuvre au domicile des patients ;
- de travailler à l’évolution des missions et du statut des PSAD dans le système de santé ;
- d’apporter des réponses concrètes à une situation conjoncturelle particulièrement difficile pour le secteur.
↪︎ Arbitrages attendus du cabinet :
- Sur le plan de baisses tarifaires 2026 : nous attendons un positionnement formel du cabinet vis à vis des propositions responsables que nous avons formulées au CEPS, assorties d’un moratoire, a minima jusqu’à l’été.
- Sur la crise carburant, dont l’impact est estimé à 10M€ sur l’année, et pour laquelle nous demandons des aides spécifiques aux entreprises du secteur du domicile (voir notre tribune dans le quotidien La Tribune).
↪︎ Ce que nous attendons du comité d’interface
Au-delà des urgences conjoncturelles, nous attendons de ce comité qu’il impulse enfin un pilotage du secteur avec méthode : en instaurant une concertation en amont sur les textes réglementaires, en posant des critères d’évaluation sérieux des prestations, et en engageant un travail structuré sur la dissociation tarifaire et les futures nomenclatures. C’est à ce niveau que se jouera la reconnaissance durable de l’activité des PSAD dans le système de santé.
- Rendez vous avec le Vice président du CEPS
Dans la lignée des rendez vous précédents, Bernard Celli nous a, à son tour, proposé un échange afin d’écouter les prérogatives spécifiques aux PSAD indépendants. L’occasion, pour la direction de l’UPSADI de réaffirmer sa plus grande fermeté et de rappeler que les propositions réalisées par l’intersyndicale constituaient le maximum que les entreprises étaient en mesure de supporter. Toute proposition de baisses tarifaires plus ambitieuse se soldera inéluctablement par un refus de signature de l’UPSADI.
Réforme VPH : problématique de la location courte durée – Échange avec les OCAM
À la suite des remontées des nombreuses difficultés liées à l’application de la réforme VPH, en particulier le blocage des organismes complémentaires sur la LCD, nous avons alerté au plus haut niveau de l’urgence qu’il y a à résoudre cette situation. Lors du dernier COPIL, la ministre a sommé les OCAM de trouver des solutions. En droite ligne avec cette injonction, une réunion s’est tenue ce jour avec les représentants des organismes complémentaires.
- Position des OCAM
Trois semaines après le GT facturation animé par la CNAM — lors duquel nous avions déjà exposé en détail les difficultés rencontrées (rejets, refus de rembourser au-delà de la base de remboursement pour atteindre le PLV, rejets lorsque le patient adresse sa facture après avance de frais, etc.) — nous n’avons pour l’heure obtenu aucun engagement de calendrier ni de processus de résolution.
La tonalité du discours reste inchangée :
- Les difficultés sont multiples et doivent encore être recensées.
- Des développements informatiques sont nécessaires — côté OCAM, plateformes de tiers payant et éditeurs de logiciels métier — sans aucun engagement calendaire. Le problème principal réside dans le fait que la LCD est la seule prestation nécessitant une prise en charge jusqu’au prix limite de vente.
- Il est demandé aux syndicats de prestataires de recenser ce qui ne fonctionne pas, alors même que les fédérations OCAM nous indiquent ne pas être en mesure d’identifier les complémentaires ou plateformes concernées, ni les montants dus.
- La table de paramétrage transmise par la CNAM est jugée insuffisante, le refus de mention du nombre de semaines via les flux AM étant identifié comme le problème principal.
- Toutes les OCAM ne sont pas encore informées des nouvelles modalités de la réforme, ce qui nécessite de rediffuser l’information.
↪︎ À l’issue de cet échange, il apparaît qu’aucune solution ne sera déployée à très court terme, qu’aucun diagnostic consolidé n’a été établi par l’UNOCAM ou ses membres, et que le processus de discussion s’inscrit dans un temps long — en dépit de la bonne volonté affichée, aucun plan d’action concret n’a été identifié.
- Propositions portées par les syndicats de prestataires
Face à ce constat, nous avons formulé plusieurs propositions et notamment celle de mettre en place un calendrier de travail commun phasé permettant de concentrer les efforts sur un problème à la fois pour avancer efficacement. A ce titre, nous avons suggéré que le traitement du passif accumulé depuis le 1er décembre soit prioritaire, pour permettre un remboursement partiel et rapide des sommes dues en attente de régularisation complète, quitte à actionner un process de vérification ultérieur selon un processus défini.
Egalement nous avons demandé une communication en temps réel de la liste des organismes avec lesquels le tiers payant fonctionne afin de vous tenir informés.
↪︎ Ces propositions ont été entendues mais leur mise en œuvre reste à confirmer.
La prochaine réunion a été fixée début mai, sans autre engagement qu’un état des lieux. Ce résultat est largement insuffisant au regard de la situation réelle : vos entreprises sont impayées depuis cinq mois, vos trésoreries sont engagées et la pérennité de certaines d’entre elles est désormais menacée à court terme.
Nous avons en conséquence sollicité ce jour l’intervention directe de la ministre afin d’obtenir un chemin de résolution rapide et concret.